Auteur Sujet: Je voudrais te voir [libre]  (Lu 14052 fois)

Kalaïd

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Re: Je voudrais te voir [libre]
« Réponse #15 le: 17 janvier 2012, 18:11:13 »
- Eh bien de ce que je sais elle n'est pas tout à fait Taleydra..., répondit-il en prenant appui de l'épaule sur le mur proche de sa compagne. Je sais que sa mère en était une, je crois que son père non... Et étant donné le lien qu'elle possède avec le Dyheli qui l'accompagne partout, je soupçonne fortement que son père était un Héraut... Quoi que je ne sache pas vraiment s'il existe une hérédité dans la capacité à se lier à un compagnon...

Il sourit ensuite aux propositions de noms Taleydra que lui suggérait Thalyana.

- Loupnoir ? Est-ce donc ainsi que tu me vois ? Intéressant..., fit-il en prenant un air faussement vexé. Ce n'est peut-être pas une très bonne idée de m'affubler de ce genre de nom maintenant tu sais, je risquerai de m'offusquer et de te le faire payer pendant la suite de l'entraînement... Ou peut-être un peu plus tard..., ajouta-t-il en s'éloignant légèrement du mur avec un air de défi.

Lorsqu'elle lui parla de la nuit à venir, Kalaïd eut un large sourire (ce qui lui arrivait plus que rarement... Non, « jamais » serait un terme plus approprié...). Il ne répondit pas tout de suite, se rapprochant au plus près de la belle demoiselle...

- Oh je suis sûr que nous saurons trouver tout un tas... D'occupations... Susceptibles de nous maintenir éveillés toute la nuit, plus sûrement qu'une insomnie...

Il rit franchement cette fois (ce qui arrivait encore plus rarement que « jamais » ) à la remarque de la jeune femme sur les cours d'anatomie. La chemise de la jeune femme épousait à présent parfaitement la plastique parfaite de son support...

- Ah... Peut-être devrais-je moi aussi me présenter à tes examens, je suis sûr d'arriver en bonne place également..., dit-il à mi-voix, la tête légèrement penchée de côté, comme un esthète admirant une oeuvre rare...

Voyant la jeune femme prête, il alla récupérer son couteau dans la cible et le confia à la jeune femme, en prenant un deuxième au râtelier pour lui-même.

- Bien, la garde tout d'abord. Pied droit en avant, pied gauche en retrait. On conserve ici la règle de la largeur des épaules reportée au sol pour l'écart entre les deux pieds. En parlant d'eux, tu va devoir rentrer les pointes légèrement vers l'intérieur : tu n'as plus d'arme de défense dans la main gauche, donc ton flan est exposé. Orienter tes pointes de pied vers l'intérieur te permettra de limiter l'exposition de tes artères fémorales qui courent sur la partie intérieure des cuisses. En revanche, attention à tes déplacements. Tu as gagné en défense, mais orientant tes pieds de cette manière, tu perds en liberté de mouvement. Tes hanches se retrouvent en effet verrouillées par là-même. Il faudra donc te déplacer groupée, par pas chassés successifs et rapides. Bien, maintenant la partie haute. Bras collés aux côtes, avants bras relevés. Tu dois avoir la main gauche ouverte, en protection, le couteau main droite sens normal, le pouce posé sur le dessus de la lame, il te servira à appuyer tes coupes... J'ai compris que tu ne voulais pas tuer, tu vas donc exploiter une technique particulière qui demande de la diversité et de l'imagination. Tu vas « tirailler » ton adversaire. En fait tu vas venir faire des coupes successives, dans des endroits non dangereux, donc où tu pourras tailler franchement. Ça fait mal, donc l'attention est retenue, et toi tu as déjà bougé pour frapper ailleurs. Cette technique de combat te demandera de la précision et de la rapidité, donc de l'exercice... Bref. Pour ce qui est de la défense au couteau, elle est particulière. En fait elle ira de paire avec le tiraillement de l'adversaire. N'essaie pas de parer une lame avec ton couteau, à part que ta main soit guidée par la déesse elle-même, il n'y vraiment aucune chance que ça fonctionne. Tu devras te servir de ta main gauche. Il va falloir rentrer volontairement dans la frappe de ton adversaire, bloquer non la lame mais directement le bras où le poignet, et frapper simultanément. Ce dernier mot est très important. Il faut que tu attendes la frappe, et au moment où elle arrive, tu bouges. Groupée, comme je l'ai dit tout à l'heure, tu pares, et tu tranches en même temps. Je te montre...

Ce disant, le jeune homme appela un des gardes proches. Il lui demanda une attaque latérale à la hache. Au moment où l'attaque se produisit, Kalaïd avança d'un bon court directement contre son adversaire, et saisissant le bras de celui-ci lui porta un coup tranché au poignet. Dans le même mouvement, il vint lui trancher l'intérieur de la cuisse, et passant sur le côté de l'homme vint achever son action en lui portant un coup au tendon d'Achille.

Il remercia l'homme en le renvoyant à son entraînement, avant de reprendre pour Thalyana :

- Voilà un exemple de ce que la défense et la riposte au couteau seul peut donner. Tu as vu la façon dont je suis rentré dans sa garde ? C'est de cela qu'il est question. L'action a durée moins de trois secondes, et il ne faut pas que ça dure plus longtemps. Il ne faut pas qu'il réfléchisse. Tes mouvements doivent être rapides et couler naturellement en quelque sorte, en une partition ininterrompue... J'ai choisi une issue non-létale à cet enchaînement pour te montrer qu'il est possible de ne pas tuer tout en neutralisant. S'il ne s'agissait pas d'un couteau d'entraînement, il serait au sol et désarmé à l'heure actuelle, et toi tu serais en sûreté... Viens essaye quelques passes avec moi...
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
«Personnellement je ne pense pas que le Commandant Beltran m'ait recruté en fonction de ma capacité à manier un rasoir.»
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Thalyana

Re: Je voudrais te voir [libre]
« Réponse #16 le: 17 janvier 2012, 20:31:48 »
Thalyana se concentra pour absorber la masse d'informations impressionnantes dispensées par le lieutenant. La position ne lui posait pas de problème en soi, par contre elle peinait à s'imaginer les mouvements. La prise du couteau était logique à ses yeux. Elle ne l'aurait sans doute pas pris différemment sans explication. Mais elle ne visualisait pas le combat.

La démonstration l'aida grandement à mieux comprendre. Elle voyait maintenant à peu près comment faire. Par contre, un point la chiffonnait.

" Je veux bien que ma main gauche me serve à me défendre et à dévier les coups. Mais, je veux dire, si un type de deux fois mon poids m'agresse, je ne suis pas sûre d'avoir la force de saisir son poignet. Avec mes petites mains... enfin... je sais que normalement je devrais en être capable, car j'ai déjà vu des petits tout maigres vaincre des gros baraqués, mais... comment dire... Moi je n'aurais pas forcément des années d'entraînement...Euh..."


Elle se sentait un peu stupide, car elle se doutait bien qu'il ne tenterait pas de lui enseigner une technique qu'elle ne pourrait appliquer. Mais elle ne se voyait vraiment pas arrêter avec sa seule force un type deux à trois fois plus lourd qu'elle, surtout si le type portait une armure.

" J'ai aussi peur que dans la panique, je vise forcément les points vitaux. Du coup... eh bien, j'aimerais quand même que tu me montres comment faire pour les toucher efficacement. J'éviterai autant que possible de tuer, je le sais. Mais je sais aussi que si je dois tuer pour sauver ma vie et celle de patient, il serait criminel d'hésiter. Je hais cette idée.... mais je suis réaliste. Je suis peut-être jeune, mais pas stupide. "

Elle se mit ensuite en position, et tenta déjà d'esquisser quelques mouvements dans le vide, pour vérifier qu'elle était capable de coordonner la position de ses jambes et le geste que devait faire son bras. Voyant qu'elle ne s'était pas cassé la figure, elle fit signe qu'elle était prête à faire quelques passes avec Kalaïd.
Elle trouvait de plus en plus difficile de se concentrer sous en regard. Elle se perdait dans les yeux bruns clairs du mercenaire, et se faisait avoir par ses attaques.

" C'est pas juste... c'est pas facile de se concentrer quand tu me regardes comme ça! Je suis sûre que mes futurs adversaires ne me troubleront pas autant!"

Elle sourit avant de tenter de lancer une attaque en traître, visant l'articulation du genou, sans y croire cependant, car elle savait bien que son adversaire la surclassait largement.

" Tu sais que si tu étais réellement un ennemi, je t'aurais sans doute déjà balancer un bon coup de pied bien placé! Mais connaissant très précisément l'effet d'un tel coup sur tes... euh... ton organisme, je vais éviter. "

Et cette fois, plutôt que de l'attaquer, elle lui vola un baiser.

" On essaie avec les deux armes? "
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Kalaïd

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Re: Je voudrais te voir [libre]
« Réponse #17 le: 17 janvier 2012, 23:06:27 »
- Ne t'inquiètes pas pour ça, ne pas saisir le poignet de ton adversaire n'est pas très important au final. Pour éviter que ça ne le devienne, il faut simplement respecter l'aspect simultané de la parade et de la riposte. Si tu ne peux saisir le poignet parce qu'il est trop imposant pour tes mains, tu pares le coup avec ta main ouverte, tout en appliquant la coupe de riposte. L'important c'est de maintenir cette distance entre son attaque et toi, de sortir de sa ligne d'attaque. Le mouvement le plus efficace est d'accompagner l'attaque pendant que tu frappes en retour. Il faut faire preuve de souplesse, mais ça te permet d'éviter d'être touchée, tout en portant un coup à l'adversaire...

Kalaïd fut un peu surpris de la voir lui demander de lui apprendre des frappes létales, mais rassuré également, elle pensait ne pas avoir à hésiter le cas échéant, c'était un gage de survie...

Le jeune homme passa quelques longues minutes à désigner plusieurs techniques et points à frapper, pouvant provoquer la mort de son adversaire avec plus ou moins de rapidité.
Tout au long de son explication, Kalaïd avait désigné successivement tout ce qu'il évoquait sur son propre corps.

- Je te souhaite de ne jamais avoir à te servir de ces techniques..., murmura-t-il près d'elle.

Ils firent quelques passes, la jeune femme se débrouillait correctement. Elle apprenait vite, quoiqu'elle en dise...

- C'est bien que mon regard te déconcentre, l'entraînement n'en est que plus réaliste, en combat réel la situation elle-même est souvent source de déconcentration...

Occupé qu'il était à expliquer ces faits, il ne vit pas tout de suite le coup qu'elle tentait bassement de lui porter, et ne le dévia qu'au dernier moment.

- Dis donc toi... Oui un coup de pied dans les parties est un argument de poids dans un combat. Si tu peux le placer, n'hésite surtout pas. Et c'est non-létal en plus ! Enfin d'une certaine façon..., ajouta-t-il avec un léger clin d'oeil.

Et un baiser. Il s'attendait à tout sauf à ça à cet instant précis, il devait bien le reconnaître...

- … Oui, bon ça passe pour cette fois... marmonna-t-il avec un faux air renfrogné. Tricheuse va...

Il récupéra la dague et la glissa dans la main de la jeune femme.

- Bien, avec les deux armes, plus besoin de verrouiller tes hanches et de garder les pieds en position intérieure, au contraire. Tu vas devoir faire preuve de plus de mobilité. Donc le pied avant ouvert vers l'extérieur, le pied arrière presque perpendiculaire à la ligne directrice du pied avant. De cette façon tu déverrouille tes hanches. Ta dague te sert à parer les coups, mais sans les stopper, laisse leur autant que possible leur dynamique. Tu dois canaliser la frappe, pour pouvoir enchaîner juste derrière avec le couteau. Tu as le choix ici, tu peux soit utiliser ton couteau pour tirailler l'adversaire comme avec le couteau seul, soit utiliser la dague pour attaquer puisqu'elle te confère plus de longueur. Mon conseil est simple, tu devrais alterner, te montrer inattendue. Frappe un peu avec le couteau après avoir laissé ton ennemi attaquer plusieurs fois d'affilé, et ensuite porte lui une attaque à la dague. Puis change. La déstabilisation en combat, ça paye généralement... Allez, quelques passes d'essais...
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
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Thalyana

Re: Je voudrais te voir [libre]
« Réponse #18 le: 18 janvier 2012, 08:49:51 »
Thalyana se força à mémoriser comment frapper les points vitaux. Elle testa les changements de prise sur son couteau essayant de le faire le plus vite possible. Elle savait qu'elle ne pouvait se permettre de perdre du temps si vraiment elle devait sauver sa vie.
Les choses se compliquèrent quand il lui donna la dague. Elle ne se souvenait qu'elle pesait si lourd, surtout en comparaison du couteau. Par contre elle trouvait agréable de reprendre une position de garde plus habituelle.
Elle craignait un peu de se ridiculiser. Tant qu'elle ne devait gérer qu'une main à la fois, ça allait. Mais elle manquait cruellement de coordination, et elle le savait pertinemment. C'était une raison qui faisait d'elle une piètre maîtresse de maison. Quand on est incapable de carder la laine, de la filer puis de la tisser ou de la tricoter, on est tout sauf un bon parti.

Elle se mit en position et fit signe qu'elle était prête à commencer. Elle ne devait pas voir ses mains comme deux entités séparées, elles devaient être complémentaires et liées tout en étant indépendantes l'une de l'autre.
*D'abord parer une fois, une seconde, puis quand je vois une ouverture j'attaque, avec une main, puis l'autre, je me remets en garde...*
Se réciter ce qu'elle devait faire l'aida dans un premier temps. Puis après quelques passes, elle oublia de réfléchir et se contenta d'agir. Elle fut étonnée de constater qu'elle n'était pas encore tombée, qu'elle n'avait pas encore fait de trop grosses bêtises. Évidemment, l'idéal serait de n'en faire aucune, car si en entraînement une erreur n'avait pour conséquence qu'un bleu ou un amour-propre un peu égratigné, en combat réel, chaque erreur pouvait être fatale.
Elle demanda à s'arrêter quelques instants.

" Je me demande, l'idéal ne serait-il par que je tente de frapper la main d'épée de mon adversaire? S'il est suffisamment blessé, ou si j'arrive à trancher un tendon, il ne pourra plus tenir son arme, et sera tout de suite moins dangereux, non? Enfin... il me semble. Il pourrait évidemment être ambidextre, ou profiter de ma naïveté pour m'attaquer avec une dague, ou une main-gauche... Hum..."

Elle se rendait compte qu'un combat comportait un nombre infini de paramètres, et qu'il était difficile de prévoir les actions d'un adversaire.

" J'imagine que c'est pour ça qu'on passe des années à apprendre à se battre..."

Elle avait reprit le fil de ses pensées à voix haute sans réaliser que le lien n'était pas forcément évident pour son interlocuteur.

" Encore une petite série, et j'aurai mérité d'aller prendre un bain... toi aussi je crois."

Elle se remit en position et attendit.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Kalaïd

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Re: Je voudrais te voir [libre]
« Réponse #19 le: 18 janvier 2012, 20:27:46 »
Kalaïd voyait les efforts que sa compagne faisait. Il sentait qu'elle prenait cet entraînement à coeur et qu'elle voulait ne rien laisser au hasard. Cela lui plaisait qu'elle soit aussi perfectionniste. Elle se lançait dans l'exercice avec volonté, alors même qu'elle n'avait sûrement pas prévu ça en venant le retrouver ici...

La jeune femme respirait maintenant la concentration alors qu'ils échangeaient quelques passes. Elle était vraiment bluffante pour le guerrier...
Puis il firent une pause. Kalaïd comprenait parfaitement que les armes puissent paraître lourdes au bout d'un certain temps pour ceux qui n'avaient pas pour habitude de les manier jour après jour. Avec la pratique cette sensation s'effaçait rapidement...

Il fut alors frappé par la question de la jeune femme. Comment avait-il pu oublier de préciser ce détail...
Il sourit néanmoins en constatant que la guérisseuse parlait toute seule, ce qui montrait qu'elle était très absorbée par l'exercice. Elle comprenait visiblement très bien que le combat était une affaire plus stratégique qu'il n'y paraissait...

*La femme parfaite...*

- Excuse moi, l'interrompit-il, ça ne m'a pas traversé l'esprit, je ne sais pas c'est peut-être trop frappant pour moi... Mais ce n'est sûrement pas le type de logique à laquelle il faut s'habituer, on en vient presque à l'oublier... Bref, je te recommande donc effectivement de trancher également dans la mesure du possible le dessus de la main de ton adversaire. Le réflexe de préhension s'en trouvera particulièrement affecté, et normalement l'arme de l'adversaire doit tomber. En fait c'est une technique qui peut s'avérer utile sans parade particulière, lorsqu'un coup d'estoc t'es porté par exemple. Le dessus de la main de l'adversaire est directement exposé dans ce type de frappes. Tu sors de la ligne de frappe vers l'extérieur, et tu viens frapper en taille horizontale, ou légèrement montante avec ton couteau. Un mouvement des hanches t'aidera à gagner rapidité et puissance pour ce genre de frappe, qui est assez proche de celle employée en sortie de saya avec un katana. Nous verrons ce mouvement après si tu le souhaites...

Il fit jouer un peu son épée entre ses mains. Il aimait particulièrement le contact de la garde qui venait épouser le dessus de sa main, et celui de ce cuir usé de manière si caractéristique... Il avait cette lame depuis longtemps. Et si entre lui et son katana il était question d'honneur et de respect profond, avec cette lame c'était différent. Il ressentait plus... Comme la présence d'un bon vieil ami, très fidèle, sur lequel on sait pouvoir compter... Il s'étonnait d'ailleurs souvent d'avoir ce genre de ressenti pour ce qui aux yeux de beaucoup n'était qu'un objet. Qu'une arme...

Il releva les yeux aux propos de sa compagne sur l'idée d'un bain, et constata qu'elle se remettait en position.

- Des promesses, des promesses... susurra-t-il avec un air provocateur en faisant tourner le manche de son épée dans le creux de sa paume...

Ils s’exercèrent encore quelques minutes, avant que Kalaïd ne se décide à abréger les souffrances de sa bien aimée.

- Allez, pour finir et en bonus je dirai, un peu de lancer de couteau. Pied droit en avant, la lame à plat dans la main, tu la coince entre le pouce et l'index tout d'abord, et tu viens aligner tes doigts derrière, bien à plat sur la largeur de la lame. Tes mouvements doivent suivre le fil de la lame, tu ne dois penser qu'à l'aspect longitudinale de ton geste, en suivant vraiment l'axe de la lame. Ton calcul de rotation se fera simplement pour l'instant, le poids de ton couteau et la distance de ta cible te placent d'ici à une demi rotation. Bien, tu lèves le couteau haut au dessus du niveau de ta tête, et tu lances. Ne lâches pas le couteau quand il arrive au même niveau de la cible, mais légèrement avant pour qu'il ait une trajectoire légèrement elliptique. Après c'est de l'entraînement. Allez, à toi de jouer !
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »
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Thalyana

Re: Je voudrais te voir [libre]
« Réponse #20 le: 18 janvier 2012, 21:05:30 »
Thalyana écouta la suite des explications avec attention. Elle tenta de visualiser le mouvement, et se dit qu'ils le travailleraient la prochaine fois.
La deuxième série de passes se déroula sans problème, et à la fin, la jeune femme était en nage et épuisée. Elle eut envie de passer son tour pour le lancer de couteau. Mais s'il faisait l'effort de lui expliquer, elle n'allait pas le snober.

Elle se mit en position, et fit plusieurs fois le geste sans lancer le couteau. Elle remarqua que son bras tremblait. Elle était simplement épuisée, et ses muscles criaient grâce. Elle ne se réjouissait pas du lendemain et des courbatures qui ne manqueraient pas de la faire souffrir.
Elle finit par lancer ce satané couteau. Elle fut surprise de le voir se planter tout au bord de la cible. Elle aurait juré la rater.

" Eh bien... je suis moins mauvaise que je pensais. Je n'ai tué personne..."

Elle se permit un sourire.

" Je doute de faire mieux ce soir. Franchement, regarde-moi, mes bras tremblent. Et demain... aïe... ça va faire mal... à moins que..."

Elle se demanda si elle oserait poursuivre sa phrase à voix haute. Finalement, elle se dressa sur la pointe des pieds pour murmurer quelque chose à l'oreille du guerrier.
Quand elle s'écarta, elle était toute rose.
Tentant de reprendre contenance, elle partit chercher son couteau avant de le rendre, ainsi que la dague, à Kalaïd. Elle passa la main dans ses cheveux trempés de sueur et les repoussa en arrière. Rien à faire, les mèches lui revinrent immédiatement dans la figure.
Elle se dirigea vers le banc où ses affaires étaient rassemblées. Elle ne se voyait pas les remettre, elle espérait donc qu'il n'était pas nécessaire de sortir pour rejoindre la chambre du lieutenant, ou en tout cas une salle de bain avec une grande, très grande baignoire. Elle se laissa tomber sans aucune grâce sur le banc et s'appuya contre le mur, fermant les yeux. Elle avait beau être épuisée, elle était très heureuse. Elle aimait l’exercice physique, et elle appréciait encore plus de s'entraîner en compagnie de son bien-aimé.
Elle poussa un énorme soupir de bonheur.
Quand il vint s'assoir à côté d'elle, elle garda les yeux fermés, mais vint poser sa tête sur son épaule. Puis, après quelques instants, elle l'embrassa tendrement dans le cou avant de murmurer.

" Merci pour l'entraînement... Je t'aime, Kalaïd"


Elle se serra contre lui et lui transmit tout l'amour qu'elle ressentait pour lui.
« Modifié: 01 janvier 1970, 01:00:00 par Guest »

Kalaïd

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Re: Je voudrais te voir [libre]
« Réponse #21 le: 19 janvier 2012, 00:11:54 »
La jeune guérisseuse s'était bien battue. Elle s'était investie dans l'entraînement, et c'était quelque chose qui plaisait à son jeune Lieutenant de compagnon...

Alors qu'elle se mettait en place pour s'essayer au lancer de couteau, Kalaïd remarqua que son bras tremblait. Il n'en dit rien et choisit de ne rien faire. Il voulait qu'elle essaie malgré ce handicap qu'était la fatigue. Dans un combat, rares sont ceux qui pouvaient se venter de ne pas avoir vu trembler l'une ou l'autre des parties de leurs corps... Entraînement difficile, guerre facile... C'était un précepte récurrent dans les armées, il avait parfois du bon...

Un franc sourire éclaira son visage en voyant sa chère et tendre parvenir à un lancer correcte du premier coup. C'était un début prometteur...

Il se figea lorsque se hissant à sa hauteur elle lui glissa quelques mots à l'oreille... Un autre type de sourire naquit sur son visage. Plus... Enfin moins... Le sourire progressif de quelqu'un qui saisit le sens d'un sous-entendu en fin de compte...

Il saisit les armes que lui rendait la jeune femme, non sans avoir déposé au passage un rapide baiser dans le cou de la belle alors qu'elle passait à ses côtés pour aller s'asseoir...

Il entreprit de nettoyer rapidement les lames de tout ce qu'ils avaient touché, afin de prémunir ces armes contre leur oxydation, puis vint se placer à côté de la guérisseuse.
Ce ne fût pas grand chose, mais il goûta intensément ce moment de tendresse qu'elle lui offrit là, sur ce banc, dans cette immense salle d'armes... Ce type d'instants étaient plus que rares à dire vrai, depuis qu'ils s'étaient avoué leurs sentiments mutuels...

- Je t'aime Thalyana, murmura-t-il, submergé par tout cet amour, qu'il tenta de lui communiquer à son tour...

Amour...

Ils se levèrent, Kalaïd attrapa une grande serviette propre sur une étagère et enveloppa sa belle à l'intérieur. Ils quittèrent ainsi calmement la salle d'arme, en direction des appartements d'officiers. Ce grade conférait l'avantage de disposer de grandes baignoires, où un gradé pouvait s'y prélasser à son aise.
Et pourquoi pas y accueillir une personne supplémentaire...
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